PAYSAGE

Ici, point de montagnes, de rivières, de forêts, ni même de collines, mais si vous êtes amateur de bicyclette, vos jambes constateront que le paysage n'est pas complétement plat ! Nous sommes tout de même en Artois sud, il y a quelques côtes à grimper.

LUZERNE
CHAMP DE BLE APRES LA MOISSON

Nous sommes en zone agricole, pourtant, en 2004, ne subsistent que 5 exploitations, y compris les fermes de La Haye et de La Brayelle, alors qu'en 1949 Foncquevillers comptait 31 agriculteurs, un charron, un fromager, un atelier de mécanique agricole, deux maréchaux ferrants (dont Mr Zayonnet), soit 36 ménages ayant une activité liée à l'agriculture. En savoir plus sur l'histoire du village.

L’intensification de l’agriculture a modifié le paysage. Aujourd'hui, au delà des pâturages proches du village et où paissent encore des vaches normandes, les champs de blé côtoient de vastes parcelles de maïs, de colza et de luzerne. La betterave sucrière tient également une large place dans la région, c'est ainsi qu'à l'approche de l'hiver, on assiste au va et vient de tracteurs et de camions, souvent dans le brouillard, ce qui ne manque pas de charme.

 

Le village est encore bien vert. Des haies d'arbustres (noisettiers, aubépine, mûres, etc) bordent les petits sentiers qui l'entourent . D'ailleurs, l'une des rues du village s'appelle la rue Verte. Elle mène au Jeu de Paume au bord duquel trône un vieux chêne (pédonculé), notre seul patrimoine classé. Au détour d'un sentier, vous pouvez apercevoir des chevaux ou surprendre pigeons ramiers et tourterelles.

LE VIEUX CHENE  AU JEU DE PAUME
RUE HAUTE

Le village s'étire tout en longueur avec sa rue Haute qui commence à la Gendarmerie et descend sans surprise jusqu'à la place de l'église puis sa rue Basse qui prend le relai, une fois passée la poste. C'est devant cette poste qu'on trouve l'intersection avec la rue de Gommecourt (en direction de Bapaume) et la rue Bacon qui mène au cimetière anglais puis se perd dans les champs.

Au bout de la rue Basse, il faut choisir, prendre un léger tournant vers l'ouest en direction de Souastre et Pas en Artois ou vers l'est en direction d'Hébuterne. C'est par l'une ou l'autre de ces routes qu'on peut se rendre dans le département de la Somme distant de quelques 6 kilomètres seulement.

   
PATRIMOINE

La première guerre mondiale a fait de terribles ravages à Foncquevillers mais aussi à Gommecourt et Hébuterne, pour ne nommer que les villages limitrophes. A Foncquevillers, les obus n'épargnèrent que quatre maisons. Si, plus à l'ouest de la ligne de front, des villages comme Souastre ont pu conserver leur vieille église de pierre et quelques maisons en torchis, dans notre village, c'est la brique qui prédomine. Les toîts des maisons sont faits d'ardoise ou de tuile.

Le village a été reconstruit à partir des années 1920 mais il compte aujourd'hui quelques maisons récentes.

LA POSTE
     
DÉMOGRAPHIE En 2004, Foncquevillers compte 500 habitants, un progrès puisqu'il y a 5 ans, il n'en comptait que 474. C'est pourtant un grand recul par rapport à l'histoire du village quand on sait que la commune recensait 920 habitants en 1897, époque à laquelle Foncquevillers était encore chef lieu de canton et siège de justice de paix. La population chuta considérablement à la première guerre mondiale, mais étonnament, c'est à l'éxode rural que l'on doit la démographie la plus faible jamais enregistrée, soit 383 habitants en 1990.
 

 

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